C’est un jour pour… faire le point sur la Saint-Valentin

bonne-saint-valentin

Dans la liste des bonnes résolutions de cette années 2013, combien pariez-vous qu’une personne sur deux souhaite trouver l’amour en cette nouvelle année ? L’autre moitié l’ayant déjà trouvé l’année précédente. Et soyons large sur l’acceptation du terme «amour».

Rien de plus «normal» que la volonté de trouver un homme à chérir. Ou rien de plus culturellement construit.

Dans notre société, les médias parlent beaucoup de cette nouvelle jeunesse, que nous sommes, ou avons été il y a quelques années, qui passe son temps à boire et à s’envoler bien plus que les générations précédentes, une jeunesse débauchée qui change de partenaire comme de portable. Néanmoins, m’incluant encore dans cette jeunesse, force est de constater que rien de tout ça n’est réel. Et quand bien même ça le serait, quelques années après les soirées de débauche, chacun se lance à la poursuite de l’amour, le vrai, de plus en plus tôt, et de plus en plus vite.

Immenses campagnes publicitaires placardées dans le métro pour des sites de rencontre qui pullulent en nombre, modèle familial idéalisé (ou contre-modèle), séries télévisées américaines faisant de leurs héros de 16 ans de futurs amoureux épanouis, la société nous pousse à la recherche du partenaire parfait, celui qui nous tiendra les cheveux lorsque nous régurgiterons sur la cuvette après une soirée trop alcoolisée, celle qui saura nous épauler durant nos soirées échangistes. Je salue au passage les performances explosives du site internet Gleeden ; c’est vrai qu’il est tout à fait banal et tendance d’être marié à quelqu’un en le trompant facilement grâce à un site de rencontres créé pour cela. La fidélité, c’est tellement has-been.

Média préféré des Français, avec qui on partagerait «en moyenne» trois heures de nos journées, selon un X sondage, le visionnage de la boîte noire en est un bon reflet.

NT1. Lundi soir : Le Bachelor. Un homme pour vingt femmes, crise du marché des célibataires oblige. Les femmes sont réduites à des morceaux de chair (plutôt bien appétissants, évidemment, il faut savoir contenter le mâle) obligées d’user des plus vils stratagèmes de guerre (décolletés profonds, cheveux brillants) pour attirer l’attention du beau lion qui embrasse ses lionnes les unes après les autres avec fougue, déclarant vouloir les connaître avant tout «de l’intérieur». Et quand c’est une femme qui cherche l’amour, on l’enferme dans un château avec des «princes presque charmants» sous prétexte que la femme, de nature trop superficielle, a une fâcheuse tendance à se préoccuper du physique du mâle plutôt que de son intellect et devrait donc changer ses manies.  Je pourrais évoquer d’autres émissions comme celles-ci, type «L’amour est aveugle», qui prône un retour aux valeurs «de l’intérieur», à la découverte de la personnalité de l’autre, les candidats étant plongés dans le noir, tandis que les parties de pelotage ne sont pas sans reste entre de parfaits inconnus. Admirable vision des relations homme-femme qu’est celle des médias de notre siècle.

bachelor-pub

Il semble toujours inconcevable au 21e siècle qu’une jeune femme puisse être seule par choix, qu’elle puisse se dire heureuse d’être indépendante et épanouie dans sa vie sans la présence d’un homme à ses côtés qui la fasse vibrer, qu’elle puisse avoir les mêmes besoins physiologiques qu’un homme. Non, une femme doit être amoureuse pour consommer l’acte. Et quel joli concept que celui du «sexfriend», créé et mis à mal par la société elle-même. Regardez un peu les films «Sexe entre amis» ou «Sexfriend». Quelques minutes à peine après la rencontre entre la belle Mila et le beau Justin d’un côté, ou la belle Nathalie et le beau Ashton de l’autre, la flamme de l’amour crève déjà l’écran et on pressent le happy end par avance (ne venez pas me dire que c’est un spoiler, ce terme n’a aucun droit d’existence dans ce genre de comédies américaines). La société américaine puritaine elle-même ne peut concevoir qu’un homme et une femme puisse coucher ensemble, sans que cela mène plus loin. Comment pourrions-nous alors l’envisager ?

19757410.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110609_110808      aff-US_sex-friends-1

Je ne suis pas vieille France. Je ne prône pas le célibat pour tous. J’ai été amoureuse, je le serai de nouveau. Et oui, j’espère bien, un jour, trouver un homme avec qui établir ma vie. En attendant, en ce jeudi Saint, après avoir englouti un bon Mac Do, je suis allée voir «Les Misérables», un des pires film de l’existence cinématographique, duquel je me suis échappée au bout de 40 minutes -trop insoutenable pour mes pauvres oreilles- pour finir à la terrasse d’un bar -cernée de ballons en coeur- autour d’une bonne bouteille de vin blanc avec deux de mes meilleures amies.

Et alors j’étais heureuse.

La Grande Blonde.

Publicités

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s