Ecoutons Tarantino

C’est un jour pour … se pencher sur Django Unchained & sa musique

Django-Unchained-Tarantino

La réputation des bandes-originales des films de Quentin Tarantino n’est plus à faire. Vous vous souvenez évidemment du fameux « Stuck in the Middle With You » des Stealers Wheels sur lequel Mr. Blonde effectue sa danse macabre dans Reservoir Dogs ; du célèbre « You Can Never Tell » de Chuck Berry dans Pulp Fiction où Mia Wallace & Vincent Vega mettent le feu sur la piste du Jack Rabbit Slim’s ; ou encore du lap dance toride de Butterfly dans Boulevard de la Mort sur le morceau « Down In Mexico » de The Coasters. Et j’en passe…

Avec Django Unchained Quentin Tarantino nous offre une fois encore une BO de qualité où se croisent des classiques & des morceaux inédits. Fidèle à ses habitudes le réalisateur a préféré choisir lui-même ses morceaux plutôt que de faire appel aux services d’un compositeur..

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Django Unchained étant considéré comme appartenant au registre du western spaghetti, on y trouve presque sans surprise des morceaux du compositeur Argentin Luis Enriquez Bacalov, qui fut notamment le compositeur de la musique du western italien Django de Sergio Corbucci sorti en 1966. Tarantino en cinéphile invétéré en profite ainsi pour faire un petit clin d’œil à l’œuvre de Corbucci en reprenant le nom du personnage principal pour son propre protagoniste joué par Jamie Foxx. Mais il va encore plus loin puisque l’acteur jouant le rôle de Django dans le film de 1966 – Frank Nero – n’est autre que Americo Vasepi dans Django Unchained, l’homme qui partage la passion de Calvin J. Candie pour les combats de mandingos. (petit mindfuck) BREF.

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On peut également entendre de nombreux morceaux de l’italien Ennio Morricone – célèbre pour avoir composé les musiques des films de Sergio Leone, le maître du western spaghetti.

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Quentin Tarantino ajoute à sa bande-originale une touche de fraicheur avec des morceaux d’un tout autre registre. Il nous étonne notamment par son choix d’une musique – aux premiers abords inattendue dans un western spaghetti – du rappeur américain Rick Ross « 100 Black Coffins » co-écrite et produite par Jamie Foxx. Un morceau qui contribue à faire de la bande-originale de Django Unchained un petit bijou d’originalité aux accents anachroniques où le réalisateur semble sortir des sentiers battus des traditionnelles musiques de western.

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John Legend est aussi de la partie avec son morceau « Who Did That To You ? » & nous prouve encore une fois qu’il ne se cantonne pas seulement à produire de la musique RNB, mais sait aussi prêter sa voix à des exercices beaucoup plus blues, rock. Le début du morceau pousse d’ailleurs à penser qu’on est sur le point d’écouter une musique des Black Keys.


Saluons aussi le pari risqué de Tarantino d’un mash up entre deux pontes de la musique: James Brown, « The Godfather of Soul » & Tupac Shakur, symbole par excellence du rap West Coast. Parce que oui, un mash up ce n’est jamais facile & on aboutit souvent à des résultats qui donnent envie de se vomir 3 fois dans la bouche. Et il fallait oser toucher à ces deux monuments de la musique Evidemment, la magie opère, l’alchimie entre les deux morceaux – « Untouchable » & « The Payback » – est parfaite & donne au film un caractère exceptionnellement épique.

Enfin, parlons d’un morceau qui ne figure malheureusement pas dans la bande-originale de Django Unchained, mais qui malgré tout mérite qu’on en parle. Il n’a vraiment fallu de peu pour que la track « Wiseman » du jeune compositeur & chanteur Frank Ocean ne figure parmi le casting de la bande-originale finale du film. Le morceau aurait peut-être consacré définitivement Frank Ocean comme nouvelle star montante du RNB. Cependant, la chanson a finalement été mise à l’index par Tarantino : « Ocean a écrit une ballade fantastique, c’était très romantique et poétique, mais il n’y avait juste pas de scène pour ça ». Cela aurait été trop beau, n’est-ce pas ?

M’enfin, retenons que la BO de ce dernier film de Quentin Tarantino est bien à la hauteur de nos espérances et contribue à faire de Django Unchained une petite merveille du Septième Art.

Allez, bisous.

G.

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