Human Beat Box

C’est un jour pour … boxer le beat !

Sans titre

Jeudi 2 mai, jour de concert de mes chouchous actuels : Odezenne. J’enfile ma tenue street pour l’occasion, de quoi être à l’aise pour bouger et transpirer. Ultra motivée pour voir un concert de rap insolite, j’arrive au Transbo, accompagnée de mes acolytes nocturnes.

Jolie surprise en arrivant, la première partie est un clash de beatbox, un avant-goût du 7ème championnat de France de Human Beatbox le 1er juin, au Transbo.

Le beatbox ? Vas-y je connais, je viens de Cergy pas de Dunkerque !

On choppe un coin pas trop loin de la scène, la salle est plus ou moins remplie. Les plus curieux se placent au premier rang, les autres sirotent tranquillement leurs bières au bar. Arrive alors TIKO, membre du crew Under Kontrol, champion du monde de beatbox par équipe en 2009 à Berlin. Ce soir, il porte le costume de speaker pour présenter les poulains du beatbox lyonnais. Le temps d’exposer le concept du beatbox en faisant une démo et la salle est chaude comme la braise, à la fois impressionnée et curieuse de voir la suite. Il nous explique l’organisation de la pré-soirée : trois battles, un jury et un gagnant en finale. Les membres du jury sont des pointures du beatbox : ALEM (vice-champion du monde 2012), FLASHBOX (vice-championne du monde 2012), et BMG (Quart de finaliste au championnat du monde 2012). Formé aux exigences des compétitions nationales et internationales, le jury a des critères d’évaluation précis : la technique, la musicalité, l’originalité, la qualité des sons et la présence scénique.

Les battles commencent et mon attention est immédiatement captée par les personnages. Le mic collé aux lèvres, l’oeil est concentré et souffrant, il regarde le public, peut-être pour s’en inspirer. Tous ont leur doigt collé au nez comme pour tenter de gérer cette machine infernale, la mâchoire mécanique. Le son arrive à mes oreilles, il ne s’arrête pas là. Je sens mon corps défaillir sous le coup d’une rafale de torgnoles sonores. Et même mes jambes tremblent.

Et puis, tu danses mais quand même tu te demandes comment c’est possible. Tu es concentré, comme eux, comme si les ondulations de ton corps dépendaient de la rencontre entre leurs babines énervées et le micro. Au fil des prestations, tu deviens de plus en plus exigeant avec les clashés et encore plus avec les clasheurs. Tu as l’impression que tous les sons peuvent être reproduits par l’homme : sons d’instruments, d’animaux, de machines. La foule semble être un monstre à 1000 têtes, tous nous hochons cette dernière : le public, le jury et même Tiko, qui en oublie par moment le chronomètre.

2                             BMG

Entre chaque clash, les membres du jury nous offrent une prestation. On sent de suite le différentiel d’expérience scénique. Mon coup de cœur ? BMG. Un personnage de dessin animé. Il tord son visage par des grimaces et transforme sa voix. Son air malicieux et ses phases hip-hop singulières impressionnent ses poulains. SuperBMG appelle le public qui lui répond par des cris et des centaines de hochements de tête.

Trois protagonistes,  Badg, Hulk et Samy Try, m’impressionnent : danse, provoc, regard incisif, tout est là. En dépit de ce masque provocateur, les joueurs restent fairplay grâce à la franche poignée de main accompagnée d’un sourire qui clôt chaque battle.

La créativité de Badg me déroute : il commence par des bruits d’oiseaux, enchaîne avec un cri de monstre et finit par un remix du « Feeling good » de Nina Simone. Il lie le tout par des bourdonnements, chuchotements et murmures cohérents. C’est un plaisir pour les oreilles et une invitation au voyage.

Hulk est un petit blond à l’air timide, il ne paie pas de mine. Pourtant, il fait sensation par la puissance de ses phases. Le monstre vert fait trembler le Transbo, à tel point qu’à la fin de sa performance, la foule est emportée par l’intensité de son propre rythme cardiaque.

Dans sa dernière prestation face à Hulk, Samy Try mêle le tout : puissance, créativité et présence scénique. Le regard droit, noir, inventif ; le son puissant, innovant, il arrive à déstabiliser l’adversaire. Il gagne.

 3 SAMY TRY

Créativité, mélodie, rythme, puissance, quoi de mieux pour chauffer les gens avant un concert de malade ?

Je viens peut être de Cergy, mais en fait je ne connaissais pas bien le beatbox. Quelle honte ! C’est clair, je serai là le 1er juin au Transbordeur. Si vous voulez mettre votre corps en mode vibreur, prenez vos places !

Assia

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