Les films d’horreur incontournables

C’est un jour pour… parler film d’horreur

Le gore, le frisson, les cris, les sursauts… Tous les arguments sont bons pour devenir un amateur de films d’horreur. Ce genre cinématographique, souvent relayé au rang de production de seconde zone, ne manque pourtant pas de chefs d’oeuvre (plus ou moins récents). Nourrie par ce cinéma depuis mon plus jeune âge, je me devais de partager mon goût pour le sanglant avec vous. Mais alors, quels sont les films incontournables, les classiques du genre que l’on se doit de voir pour connaître le « grand frisson » ? Voici ma liste (non exhaustive) des films d’horreur à voir (ou à revoir).

Le film de zombies

La nuit des morts vivants (The night of the living dead) de George Romero (1968)

429px-Night_of_the_Living_Dead_affiche

Grand classique du genre, La nuit des morts vivants est le 1er film de zombie, qui amorcera une longue série de reprises et de variations autour du thème des morts vivants. Avec ce film, Romero devient incontestablement le maître du genre en instaurant des codes qui sont encore repris dans le cinéma actuel. Ce premier volet de ce que d’aucuns appellent « La saga des zombies » (les 6 films de Romero : Zombie, Le territoire des morts, etc. ) met en scène un frère et une soeur venant fleurir la tombe de leur père dans un cimetière de Pennsylvanie qui sont soudain attaqués par des morts revenus à la vie.

G. Romero s’inspire ici du célèbre roman de Richard Matheson, Je suis une légende. La particularité de ce film est le faible budget de réalisation (114 000 $) et l’utilisation d’acteurs amateurs. Il connait nonobstant un succès considérable et lance la mode du film d’horreur. Malgré les années, le film demeure d’actualité, avec un maquillage encore efficace (et non ridicule), une bande son effrayante et une ambiance particulière. Tout cela est indéniablement du à la technique sans faille du réalisateur qui propose des scènes savamment construites (voir l’extrait ci-dessous).

18378838L’armée des morts par Zack Snyder (2004)

Même si G. Romero et ses films s’imposent dans la catégorie « zombies », certaines productions se démarquent et méritent d’être citées. C’est le cas de « L’armée des morts » sorti en 2004 et directement inspiré des films de Romero (plus particulièrement de « Zombie« ). On assiste ici au destin d’un groupe de personnes qui ne se réfugient dans un gigantesque centre commercial pour échapper à l’invasion des morts vivants. Le film est bien construit, les effets spéciaux efficaces et la première scène du film en fera trembler plus d’un. En outre, le film n’est pas aussi manichéen que l’on peut le penser et même parfois quasi philosophique, en illustrant  la célèbre phrase de Sartre « L’enfer c’est les autres » (… même si c’est la fin du monde et que les zombies nous poursuivent, l’enfer c’est parfois les relations humaines). A noter: la scène de l’accouchement est à couper le souffle.

Rec par Paco Plaza et Jaume Balaguero (2008)

Le réalisateur reprend ici le concept utilisé dans Le projet Blair Witch quelques années auparavant, à savoir la caméra embarquée. Le spectateur est ainsi directement plongé dans l’horreur en ayant presque l’impression de tenir la caméra lui-même. L’intrigue du film repose sur l’histoire d’une jeune journaliste espagnole qui suit le travail des pompiers de Barcelone pour son émission de télévision. Un soir, la brigade est appelée par les habitants d’un immeuble qui ont entendu des cris. La police est déjà sur place, mais dès que les pompiers et la journaliste entrent dans l’immeuble, ils sont rapidement mis en quarantaine par les autorités. Ils sont alors témoins d’une étrange épidémie qui touche les habitants de l’immeuble. Rec est construit comme un reportage télé (presque de la télé-réalité), ce qui le rend d’autant plus efficace et terrifiant. Le spectateur est captivé et le rythme est très soutenu. On a à peine le temps de se remettre de notre dernier sursaut que l’on est de nouveau en train de crier.

« On se demandait quel pourrait être le concept idéal de manière à impliquer le spectateur au maximum dans l’histoire et lui flanquer une frousse qu’il n’avait jamais encore jamais vécue au cinéma » J. Balaguero

Et plus récemment… World War Z

Les zombies n’ont pas fini de faire rêver (ou cauchemarder) les réalisateurs. Cette année, Marc Forster nous propose un nouveau film du genre où les zombies sont encore différents. Ils ne sont plus ces créatures lentes et abruties, ils sont désormais ultras rapides, voire épileptiques. La 1ère scène du film nous met immédiatement dans le bain, et on sort presque de la salle essoufflé à force d’avoir vu courir tous ces zombies hyper-actifs.

Mais aussi … Shaun of the dead

Pour tous les amateurs de films de zombies, il ne faut pas passer à côté de cette petite perle comique. Parce que les zombies peuvent nous faire frissonner, mais également nous faire rire, voire pleurer de rire. L’humour anglais est ici mélangé au film de genre et nous propose un cocktail détonnant rempli de gags tordants. On retiendra la scène où les héros décident d’imiter les morts-vivants pour ne pas se faire repérer.

Le massacre d’ados pré-puberts

Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (1974) 

Massacre à la tronçonneuse lance véritablement le topos du massacre d’adolescents partis en roadtrip pour profiter de leurs vacances. Ils sont au nombre de cinq, partis à la découverte du Texas dans un minibus. Une panne les contraint à s’arrêter dans un lieu désertique et à se réfugier dans une maison isolée. Un homme en tenue de boucher, le visage masqué et une tronçonneuse à la main s’occupe alors de leur sort. Film gore par excellence, tiré d’une histoire vraie, Massacre à la tronçonneuse est un incontournable. Le choix de l’arme du tueur est d’ailleurs intéressante : Tobe Hooper affirme que le bruit de la tronçonneuse lui semblait être bien plus efficace que toute musique pour faire trembler les foules. D’abord interdit en salle à sa sortie, le film finit par être interdit au moins de 18 ans aux Etats Unis.

halloween

Halloween, Scream, Vendredi 13

C’est ensuite que John Carpenter sort « Halloween, la nuit des masques » en 1978, où il met en scène un nouveau tueur psychopathe, Michael Myers. Après avoir tué sa soeur alors qu’il était encore enfant, Michael s’en prend aux adolescents de sa ville lorsqu’il sort de l’hôpital psychiatrique.

Dans le même registre, on trouve Vendredi 13, sorti en 1980 qui met en scène un massacre d’adolescents dans un camp de vacances. C’est alors qu’on fait la connaissance du mythique tueur en série, Jason Voorhees.

Plus tard, on découvre la saga « Scream » dans les années 1990, avec un serial killer qui s’en prend à une bande d’étudiants dans un campus universitaire. Classique.

Le thriller psychologique

On trouve dans ce genre, des films qui ont dépassé leur domaine pour devenir de véritables chefs d’oeuvre. Lorsque de grands réalisateurs prennent les rennes, ça donne des films marquants comme:

Psychose d’Alfred Hitchcock (1960)

18672162Alfred Hitchcock réalise ici un classique du genre. Pas de giclées de sang ou de bête monstrueuse, mais plutôt un frisson psychologique d’une heure et 49 minutes. Il reprend le livre de Robert Bloch, Psycho, et tente de demeurer le plus fidèle possible. Ce film en noir et blanc nous propose une atmosphère qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. L’histoire est pourtant simple : une jeune fille (Janet Leight) vole une valise pleine d’argent et fuit Phoenix. Elle s’arrête pour passer la nuit dans un motel désert tenu par Norman Bates (le grand Anthony Perkins) et se fait violemment tuer par la mère de ce dernier … On retiendra la célèbre scène de la douche, ainsi que la bande originale du film et le don de maître Hitchcock pour le suspense.


Shining de Stanley Kubrick (1980)

Shining faiThe-Shinning-1980t partie des films les plus terrifiants de l’histoire du film d’horreur. Kubrick nous y parle de folie humaine, de médium, de massacres et de maison (ou plutôt hôtel) hantée. Le scénario est inspiré du livre de Stephen King et met en scène le destin d’un couple et de leur petit garçon, amenés à vivre dans un hôtel fermé, seuls au milieu des montagnes. Le père de famille (Jack Nicholson) accepte un poste de gardien d’hôtel pendant l’hiver et part s’installer dans le palace avec sa famille. Pourtant, le directeur de l’hôtel le prévient que l’ancien gardien a assassiné toute sa famille avant de se suicider. Plusieurs phénomènes étranges nous font vite comprendre que cet exil n’était pas une si bonne idée. Le fils, Danny, possédant un don de médium (the Shining), entre en contact avec les anciens habitants de l’hôtel, et comprend que le lieu n’a rien de paisible. Shining est véritablement un chef d’œuvre du genre avec un esthétisme, un scénario et des acteurs hors pair. L’affiche du film avec les yeux exorbités et le visage terrifiant de Jack Nicholson dans l’embrasure de la porte de la salle de bain est devenue un grand classique de l’imagerie d’épouvante.

Le film gore

On ne saurait évoquer les films d’horreur sans parler d’un genre à part entière : le film gore. Giclées de sang, membres volants, les réalisateurs ne sont jamais à court d’idées pour faire frissonner leur public.

La série des Saw

Les films « Saw » sont les grands représentants du genre gore. Ils reposent tous sur le même scénario : un serial killer (représenté sous la forme d’une marionnette) enferme des inconnus dans un lieu clos et leur impose des dilemmes meurtriers. Les protagonistes sont les pions d’un jeu vicieux du tueur qui s’amuse à les observer souffrir par caméras interposées. Les pièges sadiques et sanglants de ces films demeurent des références du gore. Le réalisateur du premier volet, James Wan, dit s’être inspiré de deux films : Seven de David Fincher (1995) et Cube de Vincenzo Natali (1997) qui renvoient à la notion de huis clos et de choix laissé aux victimes entre la vie et la mort par le tueur.

Hostel d’Eli Roth (2005)

hostel-cover-01Qu’est ce qu’il peut bien advenir de jeunes adolescents qui partent à l’étranger et qui rencontrent de belles slovaques ? Eli Roth nous propose une réponse… pas très jolie à voir. Hostel est un film gore au scénario assez bien trouvé (principalement pour le 1er volet), qui interroge sur la société actuelle et son goût vicieux pour le gore. C’est d’ailleurs le scénario qui a conquis Quentin Tarantino, qui est le producteur exécutif du film. Les jeunes victimes se retrouvent prises au cœur d’un piège de grande échelle : ils sont enlevés pour assouvir les désirs de violence de quelques uns des hommes les plus puissants de la planète, qui paient des fortunes pour torturer, blesser et tuer. L’idée de départ est bonne, mais elle s’essouffle dans les 2ème et 3ème volets, où l’effet de surprise n’est plus vraiment au rendez-vous.

Mais aussi… Martyrs, Pascal Laugier (2008)

Le petit dernier de la série est un film éminemment gore où il est difficile, même pour les amateurs du genre, de ne pas détourner le regard face aux scènes de torture.

La possession

L’exorciste, William Friedkin (1973)

L’exorciste est LA référence cinématographique en matière de possession. Longtemps considéré comme le film le plus terrifiant de tous les temps, L’exorciste doit son succès à son scénario et à son atmosphère si particulière. On découvre l’histoire d’une jeune enfant au comportement étrange, qui s’avère être possédée par le diable. Sa mère tente par tous les moyens de lui venir en aide et fait appel à un exorciste. Ce film recense quelques unes des scènes les plus mythiques du cinéma d’horreur.

Rosemary’s baby de Roman Polanski (1968)

Devenu film culte, Rosemary’s Baby est également une référence du cinéma d’horreur et du thème de la possession. Une jeune femme (Mia Farrow) emménage avec son mari dans un immeuble au loyer très bas mais à l’allure suspecte, réputé pour être hanté. Suite à un affreux cauchemar où elle se fait violer par le diable lui-même, Rosemary tombe enceinte. Cette grossesse lui semble suspecte et elle se met à avoir des crises étranges, indignes d’une grossesse normale. L’étrange couple de personnes âgées qui lui sert de voisins et qui s’immisce de plus en plus dans sa vie, ne fait que renforcer cette impression d’étrangeté. Dans ce film, Polanski signe un chef d’oeuvre de suspense qui nous rendrait presque paranoïaque.

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On pourrait ajouter à cette liste les films de science-fiction (Alien, La Mouche, etc.), les films de vampires (Nosferatu, Dracula, etc.) et bien d’autres. Mais vous risqueriez de faire des cauchemars par ma faute. Je préfère donc vous laisser en compagnie de Rosemary, Jason, Scream, Jack Torrance et tous leurs amis. Bon visionnage !

Marie N 

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