Top 5 des expositions photo à ne pas manquer

C’est un jour pour… parler photographie.

La 18ème édition de Paris Photo a accueilli près de 60 000 visiteurs ce week-end au Grand Palais. Un chiffre qui prouve bien que l’engouement pour l’art photographique ne cesse de se développer. Profitons donc de ce mois de novembre, sacré Mois de la Photo par la Maison Européenne de la Photographie, pour faire un tour d’horizon des expositions et évènements à ne pas rater ! Cette année, les thèmes de ce mois de novembre sont le cœur de l’intime, la photographie méditerranéenne et les anonymes et amateurs célèbres.

 1. Garry Winogrand au Jeu de Paume

Le Jeu de Paume accueille le grand street-photographer Garry Winogrand, avec une large rétrospective qui regroupe pas moins de 200 clichés de l’artiste. Même si son nom n’est pas très évocateur pour les visiteurs lambdas, Garry Winogrand est un incontournable de la photographie de rue. Nombre de ses clichés sont connus pour leur capacité à suspendre l’instant, comme l’évoque les deux photographies ci-dessous. Véritable boulimique de la photographie, Winogrand mitraillait à toute allure les rues de New York et a ainsi laissé un nombre incalculable le pellicules derrière lui lors de sa mort prématurée.  A ne pas manquer.

Au Jeu de Paume jusqu’au 8 février 2015.

New York
New York, vers 1955 © The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco
Dallas
Dallas, 1964, © The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco

2.  Alberto Garcia Alix à la Maison Européenne de la Photographie et Galerie Kamel Mennour

Alberto Garcia Alix est un photographe espagnol de la période de la Movida, proche de Pedro Almodovar et ses acolytes. Dans ses clichés, on retrouve les thèmes de l’introspection, de la moto, du tatouage, mais aussi du corps et de l’intime.  Il nous propose un univers à la fois poétique et brut, et cherche à déconstruire le réel par la photographie. Vous pouvez découvrir son travail à la Maison Européenne de la Photographie avec l’exposition « De Faux Horizons » jusqu’en janvier 2015, ou à la Galerie Kamel Mennour jusqu’au 22 novembre.

Garcia-Alix-01
Alberto García-Alix, Autorretrato en Formentera , 2010 ©Alberto García-Alix

 3. Aitor Ortiz au Centquatre

Le Centquatre expose les travaux du photographe espagnol Aitor Ortiz, avec « Intromisiones ». L’artiste propose des photographies proches du documentaire, qui révèlent l’aspect magistral de l’art de l’architecture. Certaines photographies nous semblent lunaires, tout droit sorties d’un film de science fiction. D’autres œuvres, qui jouent avec la lumière, nous éblouissent. On sort de cette exposition un peu troublé, en perte d’équilibre et de repères.

Au Centquatre jusqu’au 04 janvier 2015, entrée libre.

Ortiz-01
Aitor Ortiz, Amorfosis 004 ©Aitor Ortiz
Aitor Ortiz, Amorfosis 004 ©Aitor Ortiz
Aitor Ortiz, Amorfosis 004 ©Aitor Ortiz

4. « La Mémoire Traversée, Paysages et visages de la Grande Guerre » à Éléphant Paname

Cette exposition regroupe les travaux de différents artistes sur la question de la mémoire de la Grande Guerre. On y retrouve beaucoup d’oeuvres intéressantes qui questionnent les thèmes de la famille, de l’histoire, de la mémoire. Une exposition très riche, sur plusieurs étages, qu’il faut prendre le temps d’explorer dans sa globalité. Je vous conseille tout particulièrement le travail d’Alain Fleisher, « Le regard des morts ». Il s’agit d’une chambre noire où des photographies de regards de soldats morts sont en cours de développement, sous nos yeux. Cette œuvre est l’une des plus impressionnantes de l’exposition, de par son caractère éphémère et clos. De même, la série de photographies Vivre la France 1914-2014 mettant en parallèle des photos de famille de 1914 et de 2014, est à voir.

Galerie Elephant Paname, jusqu’au 18 janvier.

Xavier Vaucher, de la série Vivre la France 1914 - 2014, Maynal, Jura, 1914 © Xavier Vauche
Xavier Vaucher, de la série Vivre la France 1914 – 2014, Maynal, Jura, 1914
© Xavier Vauche

5.  William Eggleston, Fondation Cartier Bresson

Pour profiter davantage de la couleur, vous pourrez visiter l’exposition consacrée à William Eggleston à la Fondation Cartier Bresson. Ici encore, c’est la street-photography qui est à l’honneur, avec des clichés tous droits sortis de l’Amérique des années 1960. Eggleston propose sa vision d’un pays en mutation où de nouveaux espaces et de nouvelles couleurs viennent redéfinir le quotidien. Nourriture, bars, centres commerciaux sont tant de lieux à découvrir et à faire découvrir avec son objectif. L’exposition met en avant les premiers travaux du photographe, en noir & blanc, puis ses photographies en couleur des années 1960.

Fondation Cartier Bresson, jusqu’au 21 décembre 2014.

« Je devais me rendre à l’évidence que ce que j’avais à faire, c’était de me confronter à des territoires inconnus. Ce qu’il y avait de nouveau à l’époque, c’étaient les centres commerciaux – et c’est ce que j’ai pris en photo » William Eggleston

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Et aussi…

Durant le Mois de la Photographie, de nombreux événements sont également à découvrir. Si vous passez par le quartier du Marais, allez fouiner près du Marché des Enfants Rouges où vous découvrirez l’opération « Echangez une photo » de Fabien Breuvart dans l’atelier-boutique « Images et Portraits ». Le principe est simple : vous pouvez choisir un tirage photo amateur de personne anonyme, contre un cliché de vous même qui vous sera envoyé par sms. Plus d’infos ici.

 

Capture d’écran 2014-11-20 à 16.36.28

 

 Marie N.

 

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