Jeanne Added, femme magnétique

C’est un jour pour… découvrir Jeanne Added

Jeanne Added fait partie de ces jeunes artistes qui ont de la bouteille et de longues années d’expérience musicale derrière eux, mais qui conservent malgré tout une simplicité et une humilité fort touchantes. Très remarquée aux Transmusicales de Rennes en décembre dernier (tu peux en voir un aperçu ici), elle sera prochainement au Divan du Monde et au Printemps de Bourges. Son album « Be Sensational » sortira le 1er juin prochain. Un soir de février, Jeanne a accepté de nous parler un peu d’elle. Et son magnétisme a eu raison de nous.

C’est un jour pour : Salut Jeanne. Pour commencer, peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ? 

Jeanne Added: Je m’appelle Jeanne Added,  je suis née à Reims. Alors mon parcours : j’ai quitté Reims très tôt, vraiment juste après mon bac, pour me consacrer à la musique. J’ai fait d’abord de la musique classique, puis du jazz.  Puis je commence à gagner ma vie en étant musicienne de jazz et interprète. Avec le temps, je me rend compte qu’un nouveau besoin nait chez moi : celui de chanter ma propre musique, une musique qui me ressemble et me correspond davantage. De là, je comprends que ma propre musique ce n’est pas du jazz, je me suis trompée! (rires) Je voulais quelque chose de plus simple, de plus immédiat.

CUJP: De là, comment te fais-tu connaître ? 

Jeanne : À partir de cette prise de conscience, je me mets à écrire et à composer mes propres chansons. C’était un réel besoin, un truc que j’avais à accomplir seule, sans véritablement le partager. Je rencontre  Dan et Olivia du groupe de The Dø, avec qui j’accroche très vite. Ils entendent une de mes chansons à la radio sans savoir que c’est moi et aiment mon travail. Quand Dan se rend compte que c’est moi, on commence à bosser ensemble et on s’est très bien entendu musicalement. Ils m’ont invitée en 1ère partie de leurs concerts et Dan décide de produire mon album.

CUJP: Lors des tes lives, on voit que tu « performes » littéralement sur scène, c’est un bonheur pour toi de te produire en live ?

Jeanne: J’adore ça ! On a fait un truc où je ne suis pas vraiment seule sur scène, je joue aussi un peu de basse, comme pour faire partie aussi de mes « ouvrières ». (Elles sont 3 musiciennes sur scènes ndlr)  J’adore jouer dans les petites salles, tu peux regarder les gens dans les yeux, chanter en acoustique. J’aime bien les lieux intimistes et me laisser aller sur scène. Récemment, j’ai vu Zombie Zombie à la Maroquinerie, c’était dingue. Ils sont fous, vraiment doués pour créer de la tension de fête, de la jubilation et faire monter la pression !

Sinon, j’ai aussi un appétit pour découvrir des choses que je ne connais pas, donc j’aimerais aussi essayer de plus grand formats.

CUJP: Quelles sont tes principales influences musicales ? Du jazz surtout ?

Jeanne: Bah en fait non ! Le jazz, c’est plutôt ma formation, mes influences sont très éclectiques. J’ai grandi en écoutant beaucoup de choses différentes en parallèle au jazz. J’ai beaucoup écouté les groupes de ma génération comme Nirvana, Portishead, Jeff Buckley, les Peaches. Aujourd’hui, je vais écouter du gros son rap ou Kendrick Lamar, Kanye West, Beyoncé. J’aime le brassage de genres différents, ne pas me restreindre à l’écoute d’un style musical en particulier.

En fait, mes vraies influences à moi, elles sont palpables, je peux les toucher. Ce sont plutôt les personnes avec qui je travaille directement qui m’influencent. Je parle souvent de mes amis quand on me pose cette question : ce sont eux qui font beaucoup avancer mon travail. Ce sont des gens avec qui tu parles musique, va voir de la musique ou fait de la musique.

CUJP: Au delà de la musique, il y a d’autres formes d’art qui t’influencent ?

Jeanne : En peinture, j’aime beaucoup le travail de Gérard Richter qui travaille par surimpressions. Quand on regarde ses oeuvres, la première impression est très forte, très brute. Mais quand on regarde de plus près, on comprend que sa création est très travaillée, elle est le résultat de plusieurs couches, un amoncellement de détails. Il y a plusieurs strates, plusieurs plans à observer. Dans ma musique, c’est un peu la même chose. À la première écoute, c’est très brut, mais quand tu te penches vraiment dessus, il y a plusieurs strates, comme un sous texte, même si ça fait vraiment un peu intello de dire ça (rires). J’essaie de faire en sorte que ma musique laisse place aux champs des possibles ou à plusieurs sortes de sensations.

CUJP: Et à part la peinture? 

Jeanne: J’aime beaucoup la danse aussi. Le travail d’Alain Platel sur l’impossibilité de sortir de son corps, ça me parle vachement, le disque est beaucoup là dessus. (rires) En soi, rien ne t’empêche de bouger ou de sortir de ton corps, mais tu ne sais pas pourquoi, tu te freines toi-même, ton corps lui-même t’empêche d’agir, il résiste.

CUJP: Pour finir, la question fétiche, aujourd’hui, c’est un jour pour quoi ? 

Jeanne : Je dirais que c’est un jour pour chanter & danser. Pour prendre conscience de son corps quoi. Faut pas l’oublier celui là. Ça vous arrive jamais d’avoir soudainement envie de danser et chanter dans la rue ? Pour moi, la vie est une comédie musicale.

 Propos recueillis par Marie Nonell et G. 

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