50 Shades of Bullshit

C’est un jour pour… ne pas aller voir 50 shades of Grey.

 

Si vous avez lu le livre, vous devez d’ores et déjà savoir que c’est une version sans les crocs et x-rated du très mauvais “roman” de Stéphanie Meyer “Twilight”. Si l’on peut excuser E.L James pour sa plume réfractaire aux plus simples préceptes de l’écriture, on ne saurait pardonner une intrigue de mauvais goût et des personnages dont l’absurdité est exagérée par leurs contradictions. L’adage “Il ne faut pas croire tout ce qu’on voit à la télé” prend tout son sens avec ce film, qui met en scène une rencontre chimérique, à laquelle même les plus fervents adorateurs de contes de fées ne sauraient croire. Le tout bien agrémenté de dialogues anesthésiants au possible.

 

50 shades of Grey est un nouvel exemple du déclin de l’industrie cinématographique, qui, depuis peu, nous martèle de blockbusters insipides aux dépends de très bons films indépendants (ou non) qui mériteraient une plus vaste couverture médiatique. Si vous n’avez pas lu le bouquin, essayez d’imaginer l’enfant terrible de Twilight et de Catwoman. Un mélange de danger, de personnages intrépides et d’amour, dans un contexte très américain. Pas besoin d’être un pro’ du cinéma pour remarquer le mauvais jeu d’acteur et les prises de vues douteuses que nous offre 50 Shades of Grey.

Les vingts premières minutes du film feront monter votre taux de sucre au plafond et vous finirez d’ailleurs sûrement en hyperglycémie. L’intrigue et les techniques de tournage rendent le spectateur mal à l’aise et muet d’incrédulité. On en viendrait presque à se demander si l’équipe de tournage ne se moque pas de nous. Pendant l’heure et demie qu’il reste (c’est un petit peu long soit dit en passant), on à le droit à des boobs, des cordes, des martinets et des phrases de type “I’m 50 shades of fucked up !”. 

L’intérêt de ce film est cependant dans le portrait sexiste que la romancière et le réalisateur dressent des relations hommes-femmes et du sexe. Sam Taylor-Johnson a choisi dans ce film de mettre l’homme sur un piédestal à travers le personnage de Christian Grey, qui incarnerait l’homme idéal. La femme est quant à elle diminuée par le personnage naif et dépendant d’Anastasia Steel. Le réalisateur tente de mettre en exergue le plaisir féminin par le biais d’une totale soumission à un homme dominant (voire abusif), ce qui donne lieu à des scènes où le consentement est ambigu et discutable.

Finalement, pour CUJP 50 Shades of Grey c’était plutôt :

  • 50 shades of boobs
  • 50 shades of non-sens
  • 50 shades of sexisme

et surtout 50 shades of bullshit.

Tout n’est peut être pas bon à jeter dans ce film, si vous êtes amateurs de bonne musique, la B.O réunit quelques uns des plus grands comme “The Weekend”, “Sia”, “Danny Elfman” et “Beyoncé” avec sa version sexy de Crazy in Love. Malheureusement , cela ne suffit pas à relever le niveau !

Si vous aimez vraiment les trucs gnangnan et les choses mal abouties allez plutôt vous prendre des churros chez Quick.

Laëticool

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