Blaise Arnold, un photographe d’investigation pas comme les autres

C’est un jour pour… découvrir les photos de Blaise Arnold

L’univers de Blaise Arnold oscille entre grisaille et nostalgie d’époques révolues et parfois oubliées. L’artiste capture au gré de ses ballades (et recherches) des objets du passé sous un ciel moderne, souvent menaçant.

Blaise Arnold est au sens propre ce que l’on appelle un photographe d’investigation. Chacune de ses photographies est le fruit de mois – voire d’années – de recherches et d’ajustements pour que la composition soit parfaite : lumière aurorale, commerces et accessoires d’époque, voitures de collection, mise en scène, etc.

Abel Carbone Paris 1942 © Blaise Arnold

Chineur et collectionneur invétéré, l’artiste a le goût, voire la passion, du détail. Cette touche perfectionniste est perceptible dans ses photographies, et principalement dans sa série Stories. Ces travaux grand format regorgent de détails à repérer, de la date du journal tenu par l’un des personnages, à la plaque d’immatriculation d’une voiture en arrière plan, en passant par le style vestimentaire des protagonistes. Chaque tableau de Stories est semblable à  une sorte de « Où est Charlie » grandeur nature. Le photographe s’amuse à semer le trouble dans l’esprit du spectateur : scène d’époque ou reconstitution ?

« Mon souhait est qu’une personne ayant vécu dans les années 50 ou 60 puisse croire à une photographie d’époque et que tous les détails présents aillent dans ce sens »

Ainsi, les photographies de cette série sont conçues comme des tableaux d’époque où chacun des personnages raconte une histoire. Il est le témoin de la scène qui se joue à l’arrière plan et nous rend, nous spectateur, complices.

Marianne Monnestier Paris 1954, © Blaise Arnold
Marianne Monnestier Paris 1954, © Blaise Arnold

Éternel nostalgique, le photographe est perpétuellement en quête de lieux et d’enseignes appartenant au passé, qu’il érige en véritables vestiges patrimoniaux.  La série Red Lights est un hommage aux devantures  des petits commerces de quartier.

Ces lieux publics presque anachroniques sont magnifiés par la lumière du petit matin et l’œil du photographe. Boucheries chevalines ou vieilles enseignes de bars tabacs sont autant de lieux que Blaise Arnold tente de capturer avant qu’ils ne disparaissent complètement.

Le Madrigal, Blaise Arnold
Le Madrigal, Blaise Arnold

Tout le travail de cette série repose sur la lumière – qu’elle vienne des devantures rouges, mais aussi du soleil, levé à la même heure que les commerçants…

Boucherie rue Poncelet © Blaise Arnold

Blaise Arnold exposera plusieurs pièces de la série Stories dimanche 27 septembre, lors de notre événement de rentrée au Batofar : voir ici

Son site Internet

Marie N.

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