ALA-NI, chanteuse au jazz pop et vintage

C’est un jour pour écouter et voir ALA-NI, une jeune chanteuse londonienne au jazz pop et vintage.

Le carreau du temple. Sur scène une harpe, un micro et une guitare. On est bien loin de tout le fartas habituel composé de diverses machines et ordinateurs. Le ton est donné.

La salle n’est cependant pas pleine bien que le concert soit complet, je comprendrai plus tard pourquoi. Arrive alors une jeune femme : Achille. Je l’ai rapidement reconnue pour l’avoir vue en première partie d’un autre concert. Mon angoisse monte connaissant ce petit bout de femme. Ses instrus sont précises, les paroles –issues de son recueil de poèmes– sont belles mais il manque malheureusement une chose : une voix pour les porter. Seule une chanson a réussi à me transporter -pour la deuxième fois- : sa cover d’un crooneur égyptien chantant le soleil couchant sur le Nil.

Peu à peu la salle se remplit au fil des tirades chantées d’Achille qui nous raconte l’émotion qui la prend aux tripes du fait de chanter avant ALA-NI, ce qui est compréhensible. Puis vient la dernière chanson. La salle s’assombrit et les murmures se font de plus en plus forts.

Entre alors ALA-NI vêtue d’un simple col roulé et d’une jupe légèrement froissée noirs. Quelques mots en français puis l’anglais revient au galop. Les chansons s’enchaînent et la magie opère. Elle est d’un naturel déconcertant magnant l’humour à la perfection. Le vieux micro qu’elle utilise donne un effet rétro à sa voix qui nous plonge directement dans les années ’40.

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Puis arrive « Darkness at Noon ». Elle demande alors que l’on plonge la salle dans le noir complet. Apres quelques problèmes de compréhension – le technicien lumière a d’abord éclairé toute la salle – on ne voit plus rien, on entend. Sa voix d’une justesse folle enchaîne les pirouettes poussant dans les aigus. Comme les marins d’Ulysse – pour rester sur le thème mythologique – on se laisse transporter par sa voix de sirène.

Revient la lumière sous un tonnerre d’applaudissements.

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Elle avait demandé avant le concert aux spectateurs d’écrire sur des morceaux de papier des petites phrases en anglais qu’elle s’est mise à chanter accompagnée de son guitariste. La salle est hilare. Vient alors une note sur laquelle est écrit qu’aujourd’hui c’est l’anniversaire d’un certain Serge. Elle décide de lui chanter happy birthday. Le concert s’achève sur cette petite note de joie, le public est debout.

Puis arrive le moment du rappel. Après un bref retour en coulisses ALA-NI rejoint la scène un peu perdue et dit : « how long do you have to wait ‘til the recall ? Do I have to go to the toilet then come back ? »

Elle s’essaye alors au français avec une reprise de Lucienne Boyer – Parlez moi d’amour. Ses hésitations amusent mais sa voix reste extrêmement bien placée. Enfin, elle clôture le rappel avec une reprise de Richie Evans – « Freedom » et c’est vrai qu’après ce concert on se sent libéré.

Bref écoutez la et allez la voir au Printemps de Bourges, elle vaut le détour !

Ubu

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