Comme un air de « Novembre »

Novembre est le premier volet d’une trilogie imaginée par Odezenne. Lancé dans une fuite en avant créative, le groupe s’est entouré du réalisateur Jérôme Clément-Wilz pour proposer une série de clip-documentaire. Une expérience d’un nouveau genre, pour un groupe en perpétuelle évolution.

Rencontre(s)

« Il s’est pointé en combinaison militaire, bombers orange fluo et a posé son masque à gaz sur la table. – « ça chauffe un peu en ce moment », il m’a dit. Et on a commandé un whisky. Ce jour-là on a beaucoup parlé, on savait pas vraiment si on allait faire un truc ensemble ou pas. Je lui ai proposé de tenter un genre de nouveau format, entre le documentaire et le clip, et y m’a dit que ça le branchait ».

Avec Odezenne, les histoires commencent toujours par une rencontre. Novembre est celle d’un groupe avec un documentariste. Jérôme Clément-Wilz est un réalisateur- documentariste talentueux. Il a notamment tourné Baptême du feu, un documentaire sur la première expérience de la guerre pour les jeunes reporters, où son regard personnel et bienveillant tranche avec la dureté de cette situation.

 

« Novembre » retrace l’histoire d’un soulèvement parisien. La ville est en état de siège, chaque camp se prépare à l’affrontement. D’un côté, on baisse la visière de son casque, matraque en bandoulière, gazeuse à portée de main.

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De l’autre, masques et foulards s’agitent. Les gazs lacrymos emplissent l’air, l’horizon devient flou.

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« De l’accumulation, naît la révolution », scande Alix. Le regard se porte sur les corps filmés au ralenti, sur les visages et les émotions qu’ils trahissent: angoisse, joie, appréhension, ils sont tout cela à la fois.Une véritable chorégraphie.

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Le clip, sombre et incertain, se termine sur des barricades broyées. David ne terrasse pas toujours Goliath.

« Quitter la mise en scène des clips traditionnels »

Avec « Novembre », Odezenne invente une nouvelle forme de clip, le premier volet d’une trilogie à venir qui prendra le réel comme point commun. Un nouveau départ, pour ne pas s’installer dans la facilité et rester perpétuellement en mouvement:  » quitter la fiction et la mise en scène des clips traditionnels pour ce projet là ».

Une remise en question constante qui fait la marque de fabrique du groupe. Odezenne, en collaborant avec Jérôme Clément-Wilz, a réussi à faire entrer le réel dans son univers poétique: « La question ici n’est pas tant de dire mais de suggérer entre les images, comme on le fait avec un texte entre les lignes. De voir la chorégraphie des corps et des âmes, de saisir comment ils chauffent.  » (Dixit Jérôme) Puis il a pris le parti du ralenti, ça a permis un parallèle avec la chanson originale. La réalité des images violentes au ralenti faisait écho au texte violent sur une ballade ».

Un pari pas facile mais clairement réussi pour le groupe et le réalisateur. 

Alexandre T

 (Les propos du groupe sont tirés d’une interview publiée sur le site de Mr Mondialisation)

 

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