Et toi, qu’est-ce que tu fais pour la Nuit Blanche ?

CE Samedi 1er octobre, la Nuit Blanche fêtera ses 15 ans. Elle a pour thème l’histoire d’amour entre Poliphile & Polia, héros du roman italien du XVème siècle : Le songe de Poliphile. Jean de Loisy, Président du Palais de Tokyo, sera cette année le maître d’orchestre de votre insomnie. Pour ce faire, il a invité plus de quarante artistes de renommée internationale ou émergents, français et étrangers, en leur proposant d’investir la capitale et ses bords de seine de la gare de lyon à issy les moulineaux. C’est Un jour pour te conseille les parcours à ne pas louper. 

Entre IN et OFF

Samedi, tu auras le choix. Entre le parcours IN, qui regroupe 12 chapitres artistiques de l’histoire de Poliphile sur les bords de Seine ; et le parcours OFF qui est composé des propositions émanant de musées, de galeries, de lieux associatifs, de mairies d’arrondissement, ou d’artistes accompagnés par la Ville de Paris. Les deux parcours sont complémentaires et nous serons les premiers à les entremêler.


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Nos coups de coeur IN

Véritable parcours narratif, la Nuit Blanche 2016 suit les troubles amoureux de Poliphile. Chaque chapitre représente une étape de son parcours. Nous avons sélectionné nos préférés.

Photographe et vidéaste, l’artiste hollandais Erwin Olaf proposera durant toute la Nuit Blanche des projections en slow motion sur les fenêtres de l’Hôtel de Ville pour évoquer toute en douceur les rêveries de Poliphile.

Face à la Conciergerie, vous pourrez admirer un immense trompe l’oeil de Pierre Delavie. Sur la façade, l’artiste projettera des eaux de la Seine en plein débordement, mais aussi l’intérieur du monument et ses magnifiques ogives, comme si le flâneur était soudain doté d’un super pouvoir.

©Que Faire à Paris
©Que Faire à Paris

Ryan Gander écrit une version contemporaine du Songe de Poliphile – où le héros serait attaqué par des zombies tout droit sortis d’un bon film de Romero. Il proposera une scène de désolation sur les berges de Seine, d’habitude haut lieu de la flânerie et du romantisme. Voitures abandonnées, personnages en fuite, cette performance vous évoquera un film d’horreur grandeur nature.

Nos coups de cœur OFF
  • Musée du Luxembourg 18 rue de Vaugirard, 75006 Paris, 19h30 à minuit

Hubert-Félix Thiéfaine propose un parcours sonore autour de l’exposition « Henri Fantin-Latour, à fleur de peau » qui a débuté le 14 septembre. L’occasion de découvrir les portraits de groupe et les natures mortes du peintre à l’aide d’un audioguide pas comme les autres…

  • Philharmonie de Paris, 221 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris, 19h00

Le pianiste Nicolas Horvath avait déjà proposé de jouer l’intégrale de l’œuvre de Philip Glass pour piano lors de la nuit blanche de 2012 au collège des Bernardins. Cette fois-ci le pianiste jouera dans la Grande Salle de la Philharmonie pendant près de 12 heures. En plus de l’immersion dans l’œuvre du compositeur américain minimaliste né en 1937, notamment auteur de l’opéra Einstein on the Beach ou de la bande originale de The Truman Show, le visiteur pourra découvrir le bâtiment conçu par Jean Nouvel et ouvert en 2015.

©Kenzo Tribouillard, AFP
©Kenzo Tribouillard, AFP
  • Centre Pompidou, 21h et 23h, Forum

La chorégraphe et danseuse Bouchra Ouizgen présente son nouveau spectacle de danse au Centre Pompidou en partenariat avec le festival d’automne, « Corbeaux ». Présentée dans différents espaces depuis 2014, cette performance est une réflexion sur la notion de scène puisque les danseuses se déploient au milieu du public, brouillant ainsi la frontière traditionnelle entre les danseurs sur scène et le public. Après le spectacle on en profitera pour visiter les collections du musée, gratuites jusqu’à 1h du matin.

  • La Nuit de la création, 20h-1h, Parcours dans la ville de Versailles

Versailles profite de la Nuit Blanche pour vous dévoiler ses richesses nocturnes. Installations éphémères, spectacles vivants, concerts, lumières, expositions peupleront les rues et monuments de la ville. Celle-ci accueille un invité bien spécial cette année, l’artiste Michel Verjux qui exposera dans la Galerie de l’Ecole des Beaux Arts. Une fois au 11 rue Saint-Simon, profitez-en pour découvrir le travail de Dominique Dauchez, élève des Beaux-Arts qui s’interroge sur l’existence avec « Le temps qu’il faut ».

©Dominique Dauchez
©Dominique Dauchez

Nous espérons donc que vos insomnies de ce samedi seront bucoliques, rêveuses et colorées. Prévoyez de bonnes chaussures pour pouvoir arpenter tout le Grand Paris en pleine tranquillité.

Nuit Blanche 2016
Paris et ses alentours
Tout le programme ici 

Cécile P. et Marie Nonell 

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